The Rimes of The Newfangled Mariner (2017)

Illustrations réalisées à la gouache pour un livre de « nonsense poetry » écrit en anglais par Dick Dixon, traduit en Français par Reine Mazoyer.

Format : 30x40cm

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Rhymes for no reason (2015)

Illustrations réalisées à la gouache pour un livre de « nonsense poetry » écrit en anglais par Dick Dixon, traduit en Français par Reine Mazoyer.

Format : 30x40cm

 

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L’étang aux 36 sourires (2008)

 

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Portraits d’écrivains (1993)

 

En hommage à son fils Julien disparu, Reine Mazoyer réunit autour de son portrait une série de portraits grands formats dessinés et aquarellés, d’écrivains amis et favoris, accompagnés de courts textes.

Reine fait un portrait

Reine a de beaux yeux clairs qui, en temps ordinaire, se posent droit sur vous ou se promènent, comme le font tous les yeux. Lorsque Reine fait votre portrait, ses beaux yeux changent de profondeur. On dirait qu’ils s’éloignent et se vident. On ne parvient plus à imaginer derrière eux le petit écran où s’inscrivent les images du monde et la vôtre. Vous sentez bien qu’elle vous dérobe quelque chose, mais vous mettez un long moment à comprendre où cela disparait… En réalité, les yeux de Reine sont directement branchés sur son fusain. Tout ce qui entre de vous par ses yeux bleus ressort noir sur le carnet qu’elle tient sur ses genoux. Parfois vous sentez bien qu’elle cherche votre pommette et, pour un peu, vous vous gratteriez tant la sensation est forte. C’est comme si elle vous crayonnait à même le visage. Reine bavarde un peu en dessinant. Un peu seulement parce que le temps presse et qu’elle multiplie les croquis. Elle vous dit des choses sans importance, de celles que l’on se raconte, les dents serrées, sans bouger un cil, et puis soudain elle vous annonce une nouvelle étrange : « bizarre que l’on dise que vous vous ressemblez avec Jean-Noël Blanc, vous n’avez pas du tout le même squelette ». Ensuite elle vous chasse pour rester en tête à tête avec vous. Vous voici punaisé en dix exemplaires sur le mur. Là commence le travail du portraitiste, celui qu’elle fera, solitaire et en grand format, celui que vous découvrirez le jour du vernissage et qui vous montrera qu’elle a saisi de vous tout ce que vous n’ avez pas voulu lui donner, tout ce que vous pensiez que sa main ne verrait jamais.

Paul Fournel

René Char

Malcolm Lowry

Albert Camus

Bibliographie

2002 préface du catalogue « le temps des cafés » écrite par Ronan le Grand
1994 Pastels éditions Fleurus
1993 Préface du livre « portraits d’ écrivains » écrite par Paul Fournel
1991 catalogue de l’ exposition Apocalypses St Germain en Laye Michel Péricard
1989 Préface du catalogue de l’ exposition Hérétiques écrite par Jean Luc Chalumeau
1988 Préface du catalogue de l’ exposition Hôtel de ville de Garches écrite par Patrick Grainville
1985 Une toile dans « les signes du temps dans l’ art moderne » livre de René Huygues / Flammarion
1977 Préface du catalogue de l’ exposition Maison de la Culture St Etienne écrite par Louis Guilloux